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Sophie Jabès en quelques lignes
Balance ascendant gémeaux, Sophie Jabès naît à Milan, puis part à l’aventure à Genève, Naples et Rome. Goût immodéré pour la pizza margherita, les cônes vanille-chocolat « con panna » et le « suppli « . Suit les cours à « l’asilo », la maternelle italienne. Blouse blanche et gros nœud bleu.
Septembre 1966 à Juin 1971
Rejoint la communale en France. Découvre la Comtesse de Ségur, lit dix fois Jean qui rit, Jean qui pleure et Le bon petit Diable, dévore Victor Hugo et George Sand.
Septembre 1971 à Juin 1975
Retour à Rome. Passage chez les Dominicaines. Joue la Tosca et fait rire aux larmes sœurs et curés. Très impressionnée par la Guerre de Kippour.
Septembre 1975 à Juin 1980
Goûte aux joies de la liberté des lycées parisiens : Fénelon, Louis le Grand, Henri IV. 14 à l’écrit de Philo de Normal Sup, 4 à l’oral. Avait choisi de parler de Titi, Gros Minet et King Kong , le jury n’ a pas apprécié.
Juin 1981 – Juin 1983
Enchaîne Science Po Service Public et une maîtrise d’histoire sur le cinéma américain comme moyen de propagande en Italie. Pèse 48 kg.
1984
Suite à un passage chez Moulinex dans la campagne normande, envol vers les cieux nord américains. Se spécialise en production et en programmation télé. Ecrit ses premiers scénarios. Participe à une émission pour enfants au sein de l’affiliée de NBC à Boston. Prend 10 kg à force de coca et de crèmes glacées.
1985
Devient New-yorkaise. Perd quelques « pounds ». Habite sur Central Park West, court à l’aube autour du Réservoir de Central Park. Travaille pour une filiale de Grey Advertising, profite de la plage de Long Island et cherche l’âme sœur dans les cours d’improvisation de Manhattan.
1986 - 1988
Ne voyant rien venir, tente Los Angeles et retourne à Paris. Participe aux tours de table (son tour de taille restant stable à cette époque) de la 5 et de TF1. Admire Carlo Freccero de l’équipe de Berlusconi. Finit par rejoindre TF1.
1988-1989
Produit En cas de Bonheur pour TF1. S’engueule avec Breugnot.
1990-1993
Monte une société de production et de communication. Se marie. Tombe enceinte. Habite à Belleville. Adore ça. Passe son temps au Nioulaville.
1993- 1998
S’expatrie à Singapour après la naissance de son deuxième garçon. Mange beaucoup et pas seulement des haricots verts. Découvre le poulet tandoori, le mandarin et le cri des cacatoès dans les palmiers.
Se fait piquer les tubes de crème solaire par les singes au bord de la piscine.
Monte une nouvelle société. Organise des évènements culturels et musicaux pour l’Alliance française et la Chinese Women Association dont elle devient membre. Collabore à Marianne. Renoue avec le footing au Botanic Garden, après avoir épuisé les charmes du taichi et du Chines painting. Déménage deux fois pour cause de mauvais Fengshui. Collectionne des orchidées, vend des bijoux pour son frère et.. se met à écrire.
1998-2001
Revient à Paris. Lance une start up sur Internet, Decoralia dont elle assure la direction artistique. Se bat au milieu d’informaticiens chevronnés pour une maquette simple « pratique à utiliser pour les femmes ». Ne surveille plus son poids.
2001-2004
Achève son premier roman initié à Singapour à 40 ° à l’ombre de sa terrasse singapourienne. Drague les éditeurs sans succès. Son deuxième roman écrit, Alice la saucisse, est publié par Verticales ; le suivant chez Lattès, Caroline assassine. Poids en accordéon. S’est mise au chant, yoga et théâtre. Suit un stage hautement vitaminé chez Jack Garfein qui a monté l’Actor Studio à Los Angeles. Elle le qualifie de génie.
Rentrée 2004
Décide de monter Un mois à la campagne de Tourgéniev et de s’attribuer le rôle principal de Natalia Petrovna. Prie pour que Caroline soit un succès tous les matins en répétant ses exercices de Qi Cong, en pratiquant plusieurs respirations profondes par jour.
Rentrée 2005
Joue Bérénice, Qui a peur de Virginia Woolf ? et la Répétition avec Jack Garfein. Pense toujours à Natalia mais un peu moins. S’entraîne activement au tennis, améliore son service et son coup droit.
Divorce. Sans état d’âme. Et publie Clitomotrice, troisième volet de sa trilogie.
Quand elle remonte le boulevard Raspail, en ballerines ou en talons, sourit.
« C’est beau la vie ».
En janvier 2008 elle signe son premier polar, L'homme de la mer Noire.
Signes particuliers
Adore les spaghetti alle vonghole, les religieuses au chocolat et les tartines beurrées.
N’a plus peur de se faire masser.
Préfère les roses aux pivoines, les pivoines aux camélias, les camélias aux marguerites, les marguerites au pétunias mais ze best c’est quand même de sortir de chez le coiffeur les cheveux mouillés et de se sentir prête à conquérir le monde.
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